Faut-il avoir peur des intelligences artificielles

Parution le : 14/02/2024

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Faut-il avoir peur de lintelligence artificielle

Qui a encore peur de l'intelligence artificielle ? En tout cas, pas Rie Kudan, cette écrivaine japonaise qui a avoué avoir écrit son dernier roman, Tokyo-to Dojo-to, avec l'aide de ChatGPT, et qui a remporté le prix Akutagawa, l'équivalent japonais du prix Goncourt français. Un an après les polémiques autour des dangers de l'IA, sommes-nous passé à autre chose ?


Interdit en Italie à sa sortie, ChatGPT y est autorisé quelques mois après, et démarre une croissance exponentielle

Souvenez-vous du vent de panique qui soufflait à la sortie de ChatGPT ? On annonçait la fin de l'humanité, de la créativité, du libre arbitre, et l'Italie interdisait le chatbot, au nom du RGPD, avant d'autoriser l'intelligence artificielle, quelques semaines après...

En quelques mois, les utilisateurs du chatbot ont été multipliés par 3, puis 5. On parle aujourd'hui de plus de 1.5 milliard de visites mensuelles dans le monde (atteint pour la première fois en mars 2023), et d'une croissance exponentielle : il avait fallu 10 mois à Facebook pour atteindre 1 million d’utilisateurs, il aura suffi de 5 jours à OpenAI  (le papa de ChatGPT et Dalle-E, l'équivalent en IA pour la génération d'images) pour obtenir le même résultat.


L'intelligence artificielle est-elle devenue moins dangereuse pour l'homme ?

Le risque des 300 millions de perte d’emplois lié à l’usage des IA dans les entreprises est-il écarté ? Non, les chatbots évoluent tous les jours, et deviennent de plus en plus performants. Au point de se substituer à l'homme : Tom Hanks a vu ainsi son image utilisée à son insu dans une publicité. Les auteurs de Game Of Thrones ont vu de nouveaux scenarii de leur saga s'échanger sur le web entre fans (ChatGPT avait généré des contenus dérivés de la série).

Mais le phénomène d'annonce et son lot de peurs se sont estompés :  les entreprises intègrent dorénavant les IA dans leurs développements. Des outils de création comme Canva, des banques d'images comme celle d'Adobe, et de publications comme LinkedIn, proposent également d'avoir recours aux IA pour « optimiser » les créations ou contenus.

L’IA au service de l'homme !

La peur d'être dépassé par la machine passée, l'IA s'avère bien utile se dit maintenant l'Homme qui pense pouvoir tout contrôler (vous avez 3 heures pour bosser ce sujet de philo ! vous pouvez envoyer vos copies à l’agence 😊) : elle permet de créer, corriger, compléter, optimiser et gagner du temps, voire de combler des lacunes, ou des compétences.


Une manne pour les GAFAM

Depuis ChatGpt (dont Microsoft est un des gros financiers) tout le monde s'y est mis :

Pourquoi s'y sont-ils tous mis ? Pour ne pas perdre de parts de marché bien sûr, mais également parce que les IA s'avèrent très rentables : en 2023, OpenAi pesait 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit le double de 2022...


Alors, faut-il toujours avoir peur de l'IA ?

Quand on pose la question au chatbot : faut-il avoir peur de toi ? ChatGPT répond :
En tant qu'intelligence artificielle développée par OpenAI, je suis conçue dans un but de soutien et d'assistance. Il n'y a aucune raison d'avoir peur de moi en tant qu'entité. Cependant, comme avec toute technologie, il est important de considérer mon utilisation de manière responsable et éthique. Mon utilisation est déterminée par les individus et les organisations qui m'emploient. Utilisée de manière inappropriée ou malveillante, toute technologie peut présenter des risques. Mais en général, il n'y a pas de raison d'avoir peur de moi ou de mes semblables en tant qu'IA développée dans un cadre éthique et bienveillant.

Et maintenant… vous avez peur ?

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