Publicité non adressée : du changement dans l’air !

Publicité non adressée : du changement dans l’air !

15/11/2018

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Le magazine We Demain a fait le calcul : chaque année, ce sont 12 kg de publicités qui sont déposés dans chaque boîte aux lettres et quelques 800 000 tonnes de dépliants publicitaires qui sont distribués en France. Que Choisir estime la publicité non adressée (oui, c’est le nom des dépliants, prospectus et autres documents déposés dans votre boîte aux lettres) à un quart du papier consommé en France.

Il est peut-être temps de prendre en compte ces données et l’évolution des mentalités !

Aujourd’hui, certaines personnes attendent la publicité non adressée avec intérêt, voire impatience. Elles y trouvent des idées, des promos, des tuyaux. D’autres ont opté pour le Stop-pub lancé en 2004, téléchargeable sur le site du ministère de la transition écologique. Selon l’Ademe, 25% des français afficheraient cet autocollant. D’autres personnes, enfin, sont dérangées par ces publicités non adressées mais pensent que le Stop-pub ne sert à rien, qu’un simple sticker ne va pas empêcher les annonceurs à distribuer leurs publicités… Et bien, ce n’est plus vrai !

La première plainte en France pour le non-respect du Stop-pub a été déposée auprès du tribunal de grande instance, cet été, contre deux marques : Pizza Hut et Intermarché. Une action qui n’a pas été menée à la légère : Zéro Waste, l’ONG à l’origine de la démarche, a étayé sa plainte de photos (diffusées par ailleurs sur les réseaux sociaux) illustrant le manquement des deux marques concernées.

A ce jour, il n’y a ni article de loi sur le respect Stop-pub ni jurisprudence. Néanmoins, l’article R 633-6 du Code pénal s’applique. L’amende paraît symbolique - 450 euros - mais pour les marques, l’impact est autre. Il se mesure en termes économiques et en termes d’image. Economiquement, le dépôt de prospectus dans les boîtes aux lettres des personnes qui n’en veulent pas se traduit par des coûts d’impression et de distribution inutiles. Au niveau de l’image, la marque qui ne respecte pas le Stop-pub ne construit pas une relation de confiance avec sa cible. Pire, une marque qui fait la Une des journaux car poursuivie pour plainte se fait… de la contre-pub !

Alors, autant prendre en compte les desiderata des consommateurs et le pouvoir de dire « non » qu’ils expriment sur leurs boîtes aux lettres !