Le freemium, quand le gratuit génère des ventes

Le freemium, quand le gratuit génère des ventes

25/06/2019

Le freemium, quand le gratuit génère des ventes

Le freemium, quésa-com ? Quel est ce terme bizarre et que veut-il dire ?
Pas de panique ! Le freemium est un de ces néologismes qui envahissent notre quotidien, formé par la contraction de deux mots anglais, « free » qui veut dire gratuit et « premium » qui veut dire prime.
OK, mais à partir de là, qu’est-ce qui se cache derrière ce mot-valise ?

Le freemium est en réalité un modèle de stratégie commerciale, adopté notamment par les éditeurs de logiciels qui, pour attirer de nouveaux prospects, proposent une version gratuite de leurs produits sur une durée déterminée et/ou sur des fonctions limitées. Il s’agit ensuite de « convertir » ces prospects en clients prêts à payer pour avoir une version « augmentée » du service/produit. Ce peut être l’accès à de nouvelles fonctionnalités comme par exemple une meilleure protection pour ce qui est des logiciels antivirus.

Si cette pratique est désormais courante sur le web avec des accès gratuits sur des plateformes comme Deezer, Netflix ou encore chez les éditeurs de jeux vidéo, elle n’est finalement que la transposition de pratiques bien ancrées IRL (in real life). Qui n’a pas eu droit à son cours d’essai gratuit à la MJC du quartier avant de finaliser une inscription à l’année ?

Adapté au monde numérique, ce modèle a des avantages et non des moindres. Son objectif est de transformer dans un premier temps les prospects en prescripteurs et de miser sur le principe du bouche-à-oreille pour se diffuser au plus grand nombre. Dans un 2e temps, il s’agit de rendre le produit tellement indispensable aux prospects qu’ils seront prêts à payer pour le conserver.

D’un point de vue financier, comment cela fonctionne-t-il ?
Il y a deux solutions. On peut soit financer la version gratuite par de la vente d’espaces publicitaires, soit miser sur le taux de conversion des prospects en clients et faire peser le coût de la version gratuite aux clients.
Mais attention aux effets pervers de la première stratégie. En misant sur la publicité, on doit rester attentif à ce que celle-ci ne devienne pas un frein auprès des utilisateurs car cela pourrait en fin de compte ternir l’image du produit ou service. Quant au taux de conversion, attention à rester raisonnable sur le rapport qualité/prix afin de ne pas faire fuir les clients potentiels.

Alors finalement, quelle est l’astuce pour rentabiliser cette pratique ? Il n’y en a pas vraiment si ce n’est d’essayer d’être toujours le meilleur dans son domaine et de devenir un « bestmium » !