Les bases de la communication responsable

Parution le : 08/07/2025

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Les bases de la communication responsable

Comment les métiers de la communication peuvent-ils combiner efficacité et responsabilité ?
Suivez le guide et découvrez quelques bonnes pratiques responsables !

 

Zoom sur la communication responsable :

La communication responsable est basée sur 3 piliers : écologique, social et éthique. Elle ne se limite pas à l’aspect RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), elle prend également en compte la manière dont les messages sont conçus et diffusés.

Elle repose sur 3 principes clés :

 

Les 3 piliers de la communication responsable

La communication génère une empreinte environnementale (mesurée essentiellement en émissions CO2) et sociétale (qui se définit en termes éthiques et dont l’impact est social) souvent sous-estimée.
Toutes deux sont à considérer, car elles ont des conséquences sur notre avenir.

 

1. Réduire l’impact environnemental et social de notre communication

Prendre conscience de notre impact et adopter des pratiques durables et positives pour la société, c’est agir en cohérence avec des valeurs environnementales et une démarche RSE. C'est aussi répondre aux attentes des clients, collaborateurs et partenaires, de plus en plus engagés.

On peut aussi parler d’éco-conception, qui consiste à optimiser chaque étape de la communication pour réduire au maximum son impact environnemental et garantir son accessibilité à tous. Pour cela, on va faire le choix de la sobriété et être plus inclusif, respectueux et durable.
La contrainte créant le génie, on peut regorger d'idées. 😉

Saviez-vous que l'impact carbone du numérique en France était proche de celui des poids lourds ? Et que celui de l'ensemble des mails envoyés dans le monde représente la moitié de celui de l'aviation civile ?

À projet « vert », pensée « verte », voici un petit guide des bonnes pratiques du quotidien que vous pouvez tous mettre en place :

> Côté print : on privilégie les papiers recyclés ou certifiés (FSC, PEFC) ; des goodies durables ; on opte pour des encres végétales et des imprimeurs labellisés Imprim’Vert®.

> Côté digital : dans nos sites internet, on limite le poids des images au strict nécessaire (pas besoin d’images en HD pour le web, d’autant que ça plombe la vitesse de chargement des pages !) ; On limite l'envoi des emails, surtout avec pièces jointes, et les « répondre à tous » qui peuvent embarquer les mêmes pièces jointes une seconde fois ; on cible bien et on segmente efficacement sa base de données, pour éviter les campagnes de masse (coûteuses, polluantes et inefficaces).

Bon à savoir : Vous pouvez effectuer un bilan gratuit de l'empreinte environnementale de votre site web sur ecoindex.fr. Vous obtiendrez un score (de A à G comme la performance énergétique), et des pistes d'amélioration. On y apprend notamment qu'opter pour une police de caractères non standard pour son site internet augmente le nombre de requêtes, et donc sa consommation d'énergie.

 

2. Transparence et sincérité : les valeurs de la communication responsable

La communication responsable ne s’arrête pas à la forme, c’est aussi un sujet de fond. 

Si l’impact carbone de la communication peut avoir sa part de responsabilité dans la fonte de la banquise, les messages, eux, peuvent carrément influer sur les comportements des terriens, jusqu’aux esquimaux. 😊
Lorsque l’on transmet un message, on doit rester vigilant sur les conséquences qu’il peut avoir sur les autres : bénéfique ou néfaste. C’est pourquoi il est essentiel de le faire avec éthique.

Si la loi Evin existe (cette loi interdit entre autres, toute propagande directe ou indirecte en faveur du tabac et encadre la publicité autour de l’alcool), c’est bien parce que le pouvoir d’influence de la publicité est réel.

Ça marche aussi pour de la communication interne : si vous êtes engagés dans la réduction des déchets, ne diffusez pas de photos avec des bouteilles d’eau en plastique sur les bureaux, mais plutôt des gourdes.

Faire preuve de sincérité et de transparence, c’est communiquer sur des éléments factuels, réels et justifiables.
Ce qui signifie bannir le greenwashing, et tout ce qui ne transmet pas de vérités ou d’engagement, car la communication responsable est également une promesse faite aux clients : celui de ne pas leur vendre quelque chose de faux, qui pourrait motiver un achat lié à des valeurs transmises erronées.

 

3. La co-construction pour des méthodes de travail responsables

La co-construction, quant à elle, consiste à impliquer toutes les parties prenantes dans l’élaboration des messages, des supports ou des actions de communication.
En associant clients, créatifs, acteurs du développement durable, … On favorise l’intelligence collective. Ainsi, chaque décision est pensée pour minimiser l’empreinte écologique d’un projet, mais également pour mieux répondre aux attentes, besoins et préoccupations des cibles.

 

Adopter une communication responsable est un engagement concret pour la planète et pour ses habitants.

En repensant le fond et la forme, on peut communiquer en changeant (un peu) les choses : et ça, c’est bien !

 

 

Ressources utiles :

  1. https://communication-responsable.ademe.fr/faire-le-bilan-de-la-demarche-responsable
  2. https://worldimpactsummit.com/communication-responsable-rse-guide-pratique/

 

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